Marquis de la Fayette, le héros des deux mondes
ParisSharing est une communauté de citoyens du monde. Ses membres ouvrent leurs portes aux autres et aiment partager ce que leur ville et leur quartier ont de plus admirable, agréable ou étonnant. Le blog de ParisSharing accueille les contributions des membres qui ont à coeur de partager leur connaissance de Paris.
Nous avons le plaisir d’accueillir pour la première fois sur ce blog Christian Ponty, qui nous raconte l’histoire et les anecdotes de ces découvertes inattendues souvent en des lieux pourtant si proches et confondus à la vie parisienne d’aujourd’hui. Avec son épouse Marie, Christian est aussi un hôte admirable, capitain du bateau Powell, sur lequel ils proposent un séjour sur la Seine d’exception.
En tant qu’américain à Paris, et fondateur du site ParisSharing, le court récit qu’a choisi de faire Christian sur de la vie du Marquis de la Fayette me touche beaucoup. Vive l’amitié franco-américaine ! – Carsten Sprotte
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Nombreux sont les lieux de promenade ou de recueillement à Paris témoignant de la longue amitié entre français et américains.
Au détour d’une rue, une plaque apposée sur un mur, une chapelle, une église, un cimetière à l’écart, une tombe oubliée parfois, ou simplement méconnue du grand public, rappelle au passant notre glorieuse histoire commune.
A tout seigneur, tout honneur ; Le marquis de Lafayette, héros emblématique des deux mondes, l’ancien et le nouveau, me semble particulièrement désigné pour inaugurer cette chronique des longues et riches relations franco-américaines.
Jeune aristocrate orphelin à douze ans, Gilbert du Motier, futur Marquis de la Fayette, épouse à l’âge de dix sept ans Marie Adrienne Françoise de Noailles, descendante d’une des plus prestigieuses et anciennes noblesses françaises, qui l’introduit auprès de la Maison militaire du Roi à Versailles.
C’est là qu’il noue des liens d’amitié avec Benjamin Franklin, ambassadeur venant plaider avec Sillas Deane et Arthur Lee, la cause des treize premières colonies auprès du roi de France, Louis seize.
Bravant l’autorité royale qui lui offrait une charge lui assurant une vie d’aisance, il embarque clandestinement, déguisé en femme à bord de la Victoire et accoste deux mois plus tard à Philadelphie, et s’engage à dix neuf ans seulement, aux côtés des insurgés américains, prônant les idées nouvelles de liberté et d’indépendance issues des lumières, qui feront des Etats-Unis d’Amérique une nation désormais libre d’accomplir son propre destin.
Treize ans plus tard, Lafayette, se distinguera encore, revenu en France en pleine tourmente révolutionnaire, en présentant en juillet 1789 à l’assemblée constituante un projet d’abolition de l’esclavage ainsi qu’une déclaration des Droits de l’homme.
Décédé à Paris le 20 mai 1834, ses funérailles eurent lieu dans l’ancien couvent des filles de l’Assomption (actuelle église des Polonais résidants à Paris) avant de rejoindre son dernier domicile auprès de son épouse au cimetière de Picpus, seul cimetière privé de Paris, situé dans le douzième arrondissement, havre de paix dans un beau parc joliment arboré contigu à une magnifique roseraie dans l’enceinte même de l’ancien couvent.
Il repose en cette terre auprès des 1306 victimes de juin à juillet 1794, des massacres perpétrés place de la Nation toute proche, par l’arbitraire de la terreur révolutionnaire.
Quelques semaines après son inhumation, on apporta des Etats-Unis, dont il était citoyen avec le grade de Major Général, un peu de terre de Yorktown, du site de Brandywine, précisément, lieu d’une célèbre bataille où il avait combattu le 11 septembre 1777, et reçu devant Georges Washington, sa première blessure importante, gagnant par la même l’indéfectible estime du père de la nation américaine.
Cette terre américaine fut versée sur son cercueil, mêlant et scellant ainsi pour l’éternité l’amitié entre la France et les Etats Unis d’Amérique.
Depuis lors, tous les 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, l’ambassadeur des Etats Unis, se recueille sur sa tombe en souvenir de l’aide décisive que le Marquis de la Fayette, et de nombreux autres français, tels l’Amiral de Grasse, vainqueur sur Lord Charles Cornwallis à la bataille navale de Chesapeake, et le général en chef du corps expéditionnaire français (11 000 hommes) Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, apportèrent à l’indépendance de son pays.
C’est à l’occasion d’une de ces commémorations, le 4 juillet 1917, que le lieutenant Colonel américain Charles E. Stanton, représentant le Général Pershing, étant lui-même venu sur place un mois plus tôt, clama magistralement la célèbre apostrophe « La Fayette, Nous voilà ! » afin de symboliser l’engagement américain auprès de la France lors de la première guerre mondiale en Europe.
Ainsi chaque 4 juillet, l’ambassadeur des Etats Unis, vient remplacer le drapeau américain flottant au dessus de la tombe de la Fayette, et ce drapeau est envoyé ensuite par tirage au sort dans l’un des 50 états de la fédération américaine.
Cet hommage est d’une telle portée symbolique, que même pendant l’occupation nazie, lors du second conflit mondial avec l’Allemagne, les autorités allemandes renoncèrent à enlever le drapeau américain placé au dessus de la tombe de la Fayette.
Le Traité de Paris signé à Paris en 1783, en présence de Benjamin Franklin, mis fin à la guerre d’Indépendance et reconnu les premiers Etats Unis d’Amérique.
Rédigé à Paris, le 10 avril 2012, sur le bateau Powell.
Christian William Ponty
La parisienne, version future maman

Numéro 4 dans la série « parisiennes avec du panache ».
Mme Agnès Ducrocq, fondatrice des Laboratoires Téane, conçoit et développe des soins bio innovants et eco-responsables pour les futures et jeunes mamans. Elle vit non loin de la Porte Maillot et est maman de 2 enfants de 9 et 6 ans, Téa et Etane qui ont inspiré le nom de sa marque ainsi que son désir de proposer aux femmes, qui s’apprêtent elles-aussi à devenir maman, des soins naturels et efficaces pour rester belles !
Nous avons rencontré Angès autour d’un falafel, rue des Rosiers.
Vous êtes parisienne de naissance ou de cœur ?
AD : Je suis Parisienne de naissance et y ai passé la plus grande partie de ma vie. J’ai dû quitter Paris pour terminer mes études à Lille puis à Manchester. Après une première expérience professionnelle dans le Nord de la France, où j’y ai connu mon mari, nous sommes ensuite rapidement revenus vivre sur Paris.
Que signifie “être parisienne” pour vous ?
AD : Être parisienne, c’est selon moi avant tout vivre une vie trépidante. Savoir vivre plusieurs vies en une journée tout en restant élégante : il faut jongler avec les transports en commun en talons et tailleur, passer du métro au Vélib’, assurer au travail tout en s’assurant que la baby-sitter ait bien récupéré la grande à l’école de musique et ait bien déposé le petit dernier au sport. C’est aussi savoir se poser à la terrasse d’un café et retrouver ses copines pour échanger et rire de nos vies parisiennes agitées. Paris est aussi le lieu de toutes les surprises, on se surprend à se demander si nous sommes bien à Paris lorsque nous nous échappons du tumulte des grandes artères pour retrouver les petites rues de Montmartre ou du Marais qui ont de airs de petits villages ! Ces endroits de calme tranchent parfois avec l’animation qui règne dans les endroits plus fréquentés.
Être parisienne, sans rentrer dans les clichés, c’est aussi avoir un certain goût pour la mode et les dernières tendances. J’aime regarder les tenues de certaines femmes dans le métro qui semblent tout droit sorties d’un magazine de mode.
Retrouvez-vous dans cette idée d’une parisienne ?
AD : Et bien je maitrise la course de fonds en talons ! je ne sors aussi jamais de chez moi sans être maquillée. Je ne suis pas toujours apprêtée notamment le we mais je pense que c’est tellement plus agréable pour les autres de croiser des personnes qui prennent soin d’eux.
J’ai aussi, je pense comme beaucoup de parisiennes, l’impression de vivre plusieurs vies en une journée.
Saviez-vous que chez ParisSharing, notre volonté est de partager une certaine joie de vivre, dont Paris est un symbole dans le monde. Qu’aimez-vous partager de Paris en particulier ?
AD : La beauté des monuments magnifiquement éclairés la nuit, la douceur des quais de seine en été, les terrasses du marais remplis d’éclats de voix et de rires. Mais ce que je trouve aussi de typiquement parisien et qui reflète cette joie de vivre que Parisharing veut partager, c’est le temps que l’on prend (enfin !) pour se poser dans un restaurant et échanger des moments d’amitiés et de bonne humeur entre amis autour d’un bon plat du jour cuisiné, d’une petite salade gourmande ou d’un bon café. Ce sont les moments que je préfère..Nous sommes là assis à la terrasse d’un café ou d’un restaurant prenant le temps de partager ces moments précieux entre amis alors que tout s’agite autour de nous et que les vies des parisiens défilent devant nous comme s’il s’agissait d’un film en accéléré !
Parlez-nous de votre votre marque et comment il participe à votre joie de vivre et à celle de ses clients ?
AD : Mon activité professionnelle est résolument tournée vers la joie et une certaine conception très optimiste de la vie ! J’accompagne les femmes dans ce moment si particulier et privilégié qu’est la grossesse en les aidant à rester belles et à se sentir bien. Les cosmétiques que nous développons pour elles sont des soins essentiels et naturels qui respectent profondément la vie…toutes les vies : de la préservation de la biodiversité grâce à la culture de nos plantes au respect des femmes malgaches qui récoltent pour Téane jusqu’aux produits Téane que les femmes utiliseront dans leur salle de bain avec plaisir et en toute sécurité, voilà notre conception de la joie de vivre que nous aimons partager. Nous aimerions encore faire plus pour elles, pour ces femmes qui donnent tout pour faire naitre une nouvelle vie. Nous avons de nombreuses idées et hâte de nous développer pour partager encore plus…
Quels sont deux ou trios lieux dans Paris qui vous sont chers ?
AD : La Rue mouffetard avec sa pente douce à arpenter la nuit. Il parait que c’est la plus vieille rue de Paris. En tous les cas, je trouve qu’il y règne une atmosphère unique qui doit certainement être lié aux souvenirs de nos balades de jeunes mariés.
La Rue des rosiers pour partager un falafel le dimanche midi ou encore un struddel aux pommes chez Rosenberg.

Vos petites adresses secrètes que vous avez envie de partager :
- Bakery : La Durée sur les Champs-Elysées pour son côté cosy et les macarons de toutes les couleurs tous aussi délicieux les uns que les autres.
- Restaurant : Little Georgette sur la place du Marché St honoré pour ses mini plats comme les mini lasagnes, le mini hamburger. Ce qui permet de gouter à tout plein de choses sans complexe
- Boutiques de mode: Paperdolls: 5, rue Houdon - 75018 Paris - 01 42 51 29 87. La boutique décorée comme un appartement anglais avec des pièces de créateurs choisies avec bon goût.
L’esprit de Paris
Adeline Marchand est guide touristique. Après des études d’histoire à la Sorbonne, elle propose de faire découvrir la culture française à des étrangers, faisant vivre l’histoire de Paris et en dévoilant les secrets d’aujourd’hui. Son site internet s’appelle l’esprit de Paris.Adeline affectionne tout particulièrement Le Marais, ce quartier bohème chic, débordant de vitalité artistique et créative. Pour elle, la splendeur délabrée de ses beaux hôtels particuliers du XVIIe – XVIIIe lui donne un côté poétique et décadent. C’est à la Place des Vosges que nous l’avons rencontré.
Vous êtes parisienne de naissance ou de cœur ?
AM : Je suis née à Paris, sur l’Ile de la Cité à côté de Notre Dame, et je suis une Parisienne de coeur! Mais être Parisienne est plus un état d’esprit!
Justement, que signifie “être parisienne” pour vous ?
AM : La Parisienne est libre! Elle adore connaître les règles, pour mieux s’en affranchir. Elle est sûr de son goût, mais ne manque pas de fantaisie. Elle adore surprendre et faire le contraire de ce qu’on attend d’elle: elle est provocatrice, cultivée, désinvolte, séductrice, et un brin insolente et moqueuse. Elle est élégante avec simplicité et sans être conformiste. Et elle ne se prend pas au sérieux. En fait, elle parle avec sérieux des sujets frivoles, et avec légèreté des sujets graves. La Parisienne est auissi un mythe, qui n’existe que dans le regard des autres.
Et vous par rapport à cette idée d’une parisienne ?
AM : Le bonheur de vivre à Paris, c’est justement de ne pas entrer dans une case et de pouvoir exprimer plusieurs facettes de sa personnalité!
En quoi votre intérieur traduit-il un style parisien ?
AM : Mon intérieur est un mélange d’ancien (parquet – moulure) et de moderne. Mais j’aime beaucoup le charme des objets et des meubles anciens.
Chez ParisSharing, notre volonté est de partager une certaine joie de vivre, dont Paris est un symbole dans le monde. Qu’aimez-vous partager de Paris en particulier ?
AM: J’aime être assise à la terrasse d’un café et regarder les gens passer, ou me ballader à vélo dans les petites rues de Paris. Pourquoi est-ce que Paris est associé à la joie de vivre? Peut-être parce que les Parisiens aiment faire la fête, prendre le temps de vivre et prendre soin de leur apparence… Peut-être également parce qu’on se doit d’être enjoué avec son interlocuteur.
Parlez-nous de votre activité et comment il participe à votre joie de vivre et à celle des autres.
AM : Lorsque je fais visiter Paris, je dois m’adapter très vite à mon interlocuteur. Une famille américaine très croyante ne sera pas forcément amusée par le libertinage du XVIIIe siècle, les maîtresses des Rois et le Parc aux Cerfs… Une famille Saoudienne vivant dans l’opulence ne sera pas ébahie en visitant nos plus beaux Hôtels Particuliers.
Alors je dois trouver un nouvel angle d’attaque pour mettre en valeur la culture française et faire rêver mon interlocuteur. La vie des Cafés et le chic décontracté des Parisiens feront d’avantage rêvé des personnes détachées de toutes contingences matérielles.
J’espère apporter de la joie de vivre en faisant vivre ce mythe de Paris, en nourrissant le rêve que les voyageurs ont quand ils viennent à Paris! Sans certaines clés, on ne peut pas comprendre l’état d’esprit des Parisiens. Parfois, le choc culturel est intense, et j’essaie d’arrondir les angles. Une chinoise ne trouvera pas charmant que la cage d’escalier d’un hotel particulier, fut-il du XVIIe siècle, soit délabrée, et sera choquée par les prix de nos vêtements! (d’autant plus qu’ils sont fabriqués en Chine).
Enfin, l’un de mes bonheurs tout simple est de me dépacer à Paris en vélo, et j’aime faire découvrir ce mode de visite aux touristes qui font appel à mes services de guide.
Quels sont deux ou trois lieux dans Paris qui vous sont chers ?
AM : La Place des Vosges, le Pont des Arts, L’ile Saint Louis.



Quelles adresses avez-vous envie de partager ?
Restaurants
- la Laiterie Sainte Clotilde, 64 rue de Bellechasse 75007, simple et bon, ambiance jeune et décontractée dans un quartier à l’élégance discrète.
- chez Léon, 32 rue Legendre 75017. Cuisine française traditionnelle, restaurant confortable pour les hédonistes grisonnant. Délicieux! Ce qu’on a dans l’assiette est trop souvent décevant dans les restaurants branchés. On peut sortir après le dîner!
Boutiques de mode
- Moon Young Hee, 62, rue Charlot 75003. Créatrice coréenne, poétique et déstructuré. C’est chez elle que je ferai faire ma robe de mariée, une création unique.
- Paule Ka, 20 rue Mahler 75004. Marque française marquée par le style des années 50. Chic, épuré et moderne.
- AB33, 33 rue Charlot 75003. Multi-marque au style romantique, délicat et bohème.
- Jet Set, 7, rue de Sèvres 75006. J’adore leurs chaussures!! Fines avec une touche d’excentricité!

Le potager design
Vous êtes parisienne de naissance ou de cœur ?
BB: Etre parisienne ? To be or not to be ? That is the question !

Saviez-vous que chez ParisSharing, notre volonté est de partager une certaine joie de vivre, dont Paris est un symbole dans le monde. Qu’aimez-vous partager de Paris en particulier ?
Et vos adresses parisiennes à partager ?
La question épineuse de la location saisonnière à Paris
La multiplication des opinions divergentes sur la location meublée à Paris, pourrait laisser penser qu’elle est soit interdite, soit soumise à autorisation de la Ville de Paris. S’agit‐il d’une réalité ou d’un mythe ?
De nombreux articles de presse et des reportages à la télévision semblent affirmer sa réalité. Il est vrai que la Mairie souhaite contenir ce phénomène, tenu pour responsable en partie pour la pénurie des logements destinés aux parisiens.
Le boom des chambres d’hôtes à Paris
ParisSharing n’a pas attendu ce reportage sur TF1 pour vous dire que la chambre d’hôtes à Paris est promise à un bel avenir. L’idée de proposer une chambre d’hôtes vous tente mais vous ne savez pas faire ? Contactez-nous sur bienvenue@paris-sharing.com.
Vous êtes déjà prêts à vous lancer ? Inscrivez-vous sur ParisSharing aujourd’hui.
Paris multicolore
Les touches de couleur font du bien pendant l’hiver parisien, quand le gris des immeubles se fond dans le gris du ciel. Nous vous proposons une série de photos vous permettant de découvrir la ville de Paris à travers toutes ses couleurs. Chacune des vingt photos est accompagnée d’une question. Si vous arrivez à répondre à 80% des questions avant la fin février, vous gagnerez 25 PariShares. Celles-ci vous permettent de bénéficier de réductions sur les prestations proposées par Paris-Sharing.
Si vous êtes à l’aise en anglais, consultez d’abord ce même billet sur le blog en anglais où figurent d’autres informations utiles.
Communiqué de presse
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